Si y a moyen de moyenner, il moyenne, aussi...
un chouïa d'indifférence, dès lors que tu as confiance en la fille qui le garde?....
Je ne trouve pas que ce soit contre nature, moi, de faire garder son enfant. Enfin ça dépend de ce qu'on entend par nature... Il y a des bestiaux qui abandonnent leurs petits à la naissance, d'autres qui les bouffent.... S'occuper de son enfant longtemps, beaucoup, c'est aussi un effet de la civilisation, de la culture. Et la culture a ses modèles... Que la "bonne" mère soit celle qui garde longtemps elle-même son enfant est aussi une représentation, qui peut perturber la perception qu'on a de ce qu'on fait, de ce qu'on veut.
Je rejoins les autres: la "bonne", c'est celle qui (s')assume ses choix, et s'érige elle-même en modèle d'adulte pour le petit homme. L'idéal, c'est une mère heureuse, sereine, même si on la voit deux ou trois heures par jour seulement (et il me semble qu'avec Amir vous passez quand même bcp de temps avec lui, malgré la garde).
Et l'enfant n'est pas non plus forcément central... On peut suivre Dolto quand elle dit qu'il est périphérique au couple, et je dirais aussi qu'il est périphérique relativement à la vie professionnelle, sociale, à tout ce qui se passe dehors et qui fait (aussi) ta vie, en plus de lui, d'eux...
Donc, à voir pour toi : comment ça va dans tous ces autres "centres"?... Est-ce qu'il y a de l'angoisse, de l'incertitude, de la culpabilité dans ces champs-là, qui font vaciller ta certitude d'être "la bonne"? (mère, compagne, femme : au "bon" endroit ou pas...)
Tout est lié... Tu disais récement que tu estimais nécessaire à ton épanouissement pro et perso une pratique artistique. On peut raisonnablement en conclure que si tu t'accomplis dans ce domaine aussi, un domaine où tu te dis un peu frustrée, Gus se trouvera peut-être plus à l'aise dans son domaine à lui.