Comme quoi on peut être une maman attentive, qui se pose mille questions, informée... Et passer à côté d'un noeud.
Depuis plusieurs semaines, fiston se plaint de l'école. D'être tapé, bousculé. Il s'est démotivé, a été turbulent, puni par la maîtresse, désemparé, triste, puis malade. Depuis 15 jours, il ne mange presque plus. Puis il s'est mis à pleurer au moment d'aller à la chorale du jeudi soir. Puis à vomir la nuit, puis diarrhées et aujourd'hui je l'ai gardé et emmené chez mon généraliste. Allopathe pur jus, pas du tout psychologisant, et je voulais éliminer les causes physios.
Le toubib a posé qq questions à fiston qui lui a tout balancé, les garçons qui le tapent, comme quoi il n'a pas de copains, que des copines, qu'il a peur, et surtout à la chorale. Tronche du toubib, avisant les bleus sur les jambes, "mais vous entendez ce qu'il dit là? Vous avez pris rdv avec le directeur au moins?"....
C'est fou comme on noie la parole de l'enfant, sous les habitudes, sous l'idée qu'il y a un peu de comédie là-dessous, sous l'idée plus trouble qu'il faut que jeunesse se passe et apprendre à se défendre... Le tout en étant persuadée d'être hyper à l'écoute.
Ordonnance du toubib : rencontrer tous les intervenants scolaires et laisser fiston rester à la maison s'il le souhaite (ou nounou ou autre).
En sortant du médecin, "J'ai faim!!" et grand sourire. Là, il est en train d'avaler une assiettée de pâtes après du saucisson et des carottes râpées.
Bilan: écoutons-les...


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