Bon.
J'écris plus. Ou quasi plus. Ce qui me rend excessivement malheureuse.
Après des années à chercher un accès à mon inconscient, la porte s'était entrouverte, je m'étais engouffrée, en pleine extase. Je noircissais enfin des tas de pages.
Le bonheur total, un truc d'une puissance inouïe. Et puis pof. La porte s'est refermée et je n'arrive plus à l'entrebailler, même au pied de biche. Et là, quelle souffrance !
C'est comme d'avoir goûté à un plat délicieux et s'en voir privée juste après.
Celles d'entre vous qui créent (quel que soit le type de leur création), vous savez comment gérer ça ? Vous avez toujours accès à votre imaginaire, votre inconscient ? Comment vous faites quand ça veut pas ?
J'ai une petite idée sur le pourquoi du blocage, mais malheureusement, ça je ne peux plus rien y faire. J'ai perdu - définitivement et de mon propre chef - le bénéfice d'une relation (amicale) qui me nourrissait beaucoup.
Comment pallier maintenant ? Comment trouver toute seules les ressources ? Quelle galère !
Créer (ou ne pas créer)
Créer (ou ne pas créer)
J'attend que ça revienne et oh! quelle souffrance car je me trouve nulle parfois.
j'ai un truc qui traine depuis des mois et là blocage
Il suffit d'une rencontre d'un visuel ... d'un petit rien
Mais je ne suis pas un bon exemple
car je suis ainsi depuis tellement longtemps et j'ai un manque de confiance en moi tellement énorme
Et mon ex psy n'a rien pu faire mais je vis avec alors je le vis mieux car je m'accepte de plus en plus car je me connais de mieux en mieux.
Je suis super critique avec moi même.
En ce moment rien de rien alors je met ça sur le compte du lieu, du temps.
Moi je suis sensible au lieu et je ne l'ai pas encore trouvé.
Il me faut de la place et de la lumière et je n'ai pas réussi à trouver ça chez moi et c'est vraiment 'con' car j'ai de la place!
Et puis je veux que ça aille vite, que le résultat soit évident donc forcément je suis souvent déçue.
Créer (ou ne pas créer)
Je me dis que je devrais faire comme la plupart des écrivains : m'astreindre à me lever tous les jours à 5h pour écrire jusqu'à 7h. Quoi qu'il arrive. Me coltiner la page blanche tous les jours, tous les jours, tous les jours. Comme un entraînement.
Créer (ou ne pas créer)
peut être devrais tu participer a un café littéraire ou atelier d'écriture?
Créer (ou ne pas créer)
Il y a un côté travail quand même, qui est nécessaire après le premier jet. Parfois on fonce, parfois bof alors on relit, on corrige, on change des trucs, on trace les grandes lignes de la suite et on lit car c'est en lisant qu'on devient écrivain. Et tout à coup plouf ça rejaillit, on s'y remet.... C'est par à-coups. Par contre, on ne lâche pas l'affaire car le hiatus entre "je plombe 10 pages par jour c'est la folaïe" et "je croûte dans mon canapé toute inspiration tarie" est trop déprimant et rend la chose comme une montagne. En insistant, en se mettant au bureau pour relire, peaufiner, l'air de rien et sans trop se ronger les ongles, ça revient. Ton inspiration, il faut la toréer.
Pour ma part je ne fais pas ce lien avec l'imaginaire. Jamais eu l'impression d'un truc qui s'est ouvert, je sais juste quelles conditions il me faut pour que les choses se fassent. Après qq années d'expérience, je ne regrette pas vraiment les choses non faites. D'autres, parfois inattendues, prennent la place... Il faut juste pouvoir se rendre disponible.
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