Je suis d'acord avec toi stef, ce serait bête de rester là si ce n'est pas ce que tu veux vraiment, histoire de garder la "tête haute".
heeeeelllllllpppppp!!!! méga boulette!
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Ce n'est pas une perte en crédibilité que de revenir sur une décision déraisonnée...
Il est en pleine crise des 2 ans et sa désobéissance doit certainement t'exaspérer. Il faut trouver une autre solution pour le punir.
Essayer peut etre de lui expliquer qu'il ne sera pas privé de tétées, mais que la prochaine fois qu'il désobéit, tu appliquera telle ou telle punition.
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stefdde a dit :
c'est pour les problèmes de poids que j'y vais
Le poids n'est qu'un symptôme, jamais une cause...
Bon courage en tout cas car je te sens vraiment mal, j'aime pas ça
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à l'instant Matthieu m'a ouvert les yeux, pas sur le fond du problème mais sur les causes de l'agitement d'émile! émile est surexité, il mange comme 5: mais comment j'y ai pas pensé avant: FLUVERMAL POWER!!!
J'en avais un reste, je lui en ai filé direct, on verra si ça fonctionne, et je commence à y voir plus clair, Matthieu ne parle pas mais rien que sa présence me réconforte et me fait y voir plus clair.
Je ne veux pas arrêter l'allaitement. Demain j'aurais une grande discussion avec mister Emile, je trouverais une solution mais ça ne passera pas par l'arrêt de l'allaitement, ce n'est pas une conséquence direct de son comportement, ça ne rime à rien.
ouf, je me sens vraiment légère tout à coup, un vrai poids sur les épaules qui vient de s'évaporer.
Arthur(10 ans) joséphine (9 ans), Albert(6ans) et émile (4ans).
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C'est fou l'effet qu'ils ont sur nous nos mecs!
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stef
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C'est chouette, si la situation s'arrange et que tu es apaisée.
Mais je voudrais juste revenir sur un truc, quand Emile dit qu'il estun bébé. Justement, non. Il n'est plus un bébé. Il traverse la phase d'opposition des deux ans qui n'est pas le fait d'un bébé....
Faire le deuil de la toute petite enfance, quand elle a été si douce, c'est dur, pour l'enfant comme pour sa ma man - surtout quand elle a un peu envie d'un petit dernier sur la route (copyright Flit). Je rejoins ceque disais Bicha plus haut : quelle que soit la décision, qu'elle ne soit pas dictée par l'émotion... Et se donner le temps de réfléchir.
Aussi, par rapport à son père, avec lequel il est en conflit. En étant débrouillard, il provoque ton admiration, il est valorisé, et il prend les choses en main. Un vrai petit homme...Qui a aussi un certain pouvoir sur le corps de sa maman. La crise est peut-être ce moment compliqué où l'équilibre se rompt, parce que le papa reprend la main (y compris physiquement).
Pourquoi pas mettre le père dans le coup? Que lui parle à son fils.... que la décision semble venir de vous deux, qu'il soit remis dansle circuit désir/pouvoir, et que ce cocon privilégié de la toute petite enfance s'éloigne comme un petit nuage dans un joli ciel bleu, tout lavé, d'après l'orage....
Parce que la sérénité que tu peux retrouver en "cédant" (ouh le vilain mot, mais c'est quand même de cela qu'il s'agit, y compris au sujet de ton propre désir) peut à terme te donner moins de prisespour limiter ce pouvoir qu'il apprécie d'exercer (puisque tu parles de sa désobéissance).
Pour les trucs qu'on dit sans y penser, genre attention tu vas passer parla fenêtre, je dirais que c'est quand même tout autre chose que ce qui se joue ici.
Mais aussi que la mortification n'a aucun sens, et la culpabilisation encore moins.Donc comme Bicha le disait très bien : choisir, mais en conscience, et avec une certaine distance par rapport aux désirs/peurs/émotions des uns et des autres. Lalimitation à la tétée du soirestdéjà un premier pas etun compromis intéressant : il devra trouver ailleurs le moyen de se rassurer... En lui. Ce qui lui donne des forces, aussi.
Pour ton problème de poids... C'est un détail dans un grand tout.... Et c'estaussi un cocon....
Si ton urgence c'est de parler de ton fils au psy, prend ce chemin, tu recroiseras forcément cesymptôme planqué derrière unarbre
(jesais pasceque j'ai aujourd'hui, avecles métaphores bucoliques....)
Sinon Nastia,concernant tapremière remarque :mais ne suis-je pas toujours un êtrede compassion et de douceur?...
Pour terminer le chapitre "Psychologie de comptoir, bonsoir", je me demande soudain pourquoi je poste un commentaire aussi long sur un sujet qui, euh.... me concerne peu
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Stef, en plus c'est la pleine lune ce soir!!!
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J'ai réfléchi, et en fait ma réponse partait du présupposé qu'un allaitement long n'était pas compatible avec la résolution d'une crise liée au conflit oedipien.
Mais c'est vraiment un parti pris très freudien, plein d'autres modèles sont possibles.
Voilà, c'était pour clarifier (ou pas
) ma réponse.
Et oui, Sum, parfois j'oublie que tu n'es qu'amour
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nastia a dit :
plein d'autres modèles sont possibles.
Par exemple?...
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Finalement, tu n'es pas qu'amour, Sum'....soupir.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Complexe_d%27%C5%92dipe
La partie "examen critique".
Juste pour dire que la théorie oedipienne est très contestée.
Je sais, le lien wikipedia est une solution de paresseuse, mais comme il y a quelques exemples, hop!
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nastia a dit :
Finalement, tu n'es pas qu'amour, Sum'....soupir.
Parce que je demande un exemple?
Tu sais, la théorie stendhalienne de l'amour (celle du rameau), est très contestée...
Mais ça m'intéresse vraiment, hein. Notamment, parce que si l'oedipe est contesté, c'est surtout pour son inadéquation au modèle familial nucléaire, cad lorsque le dépositaire de l'autorité est autre que le père génétique et partenaire amoureux de la mère (or, Stef reste dans ce schéma) - cf Malinowski. Chez Deleuze, il est contesté en tant que modèle réactionnaire d'une société racornie qui brime le désir en tant que puissance d'invention, potentiellement révolutionnaire - son propos vise moins l'enfant que l'adulte-citoyen. Dolto, qui dégomme avec bonheur le complexe de castration, maintient le schéma oedipien au moins lorsqu'elle plaide pour l'indépendance et la privauté du corps de la mère. Lacan réinterprète l'oedipe, mais (je cite wiki) "comme fonction : le père intervient en tant que loi venant rompre la fusion entre la mère et son enfant, fille ou garçon".
Il me semble que dans toutes ces théories (notamment chez Jung) qui critiquent ou dépassent le modèle, ce n'est jamais vraiment la même chose qui est critiquée; il faudrait renvoyer ces théories à l'usage qu'elles font de leur propre dépassement. D'ailleurs Jung commente sans relâche un grandissement qui passe par l'individuation, la séparation.
Ensuite, nous vivons dans un monde culturel occidental qui intègre totalement l'oedipe dans ses représentations de l'enfant (y compris dans cette fameuse notion de "phase d'opposition des deux ans" et autre "terrible two", qui est finalement une projection, voire une prescription du parent vers son enfant - il a deux ans, ça va forcément mal se passer, ça se passe mal).
On peut lutter contrecette induction, mais de manière raisonnée, cad dans toutes les sphères de la vie.
Enfin, et puisque c'est toi qui a amené ce modèle, je ne suis pas sûre qu'il recouvre ce que Stef et sa famille traverse; notamment, la loi du père ne se résume pas à son intervention dans ce schéma, et il me semblait que c'était aussi là que ça se jouait pour eux - le besoin (quand même manifesté par une violence physique quotidienne) de rasseoir son autorité pourrait être "positivé" par un "partage" l'incluant davantage que dans le cadre d'un allaitement, qui reste quand même symbiotique mère/enfant. Bref sortir du schéma binaire maman-câlin-bonheur/papa-crise. Être plus dans la parole que dans la tétée, pour un enfant qui commence à bien verbaliser.
Cela étant. On se souvient de la déception de Stef concernant le manque de communication avec monsieur. Papa veut-il, lui, paparler?
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Le soupir voulait dire "je suis en train de faire cuire une imitation perso de boeuf Stroganoff, pas le temps d'en faire des tartines"...
Je pensais à Jung en particulier, en effet.
Le post était pour mesurer ma réponse, que je trouvais trop tranchée (mais je suis hyper freudienne, ça fonctionne du tonnerre sur moi).
Après, je suis d'accord avec toi, sauf sur le jeu de mot lacanien (je hais les jeux de mots lacaniens, ça me fait penser à un ex, mais je m'égare...).
Stef, alors, tétée ou pas tétée finalement? Et comment va Emile (parce que c'est quand même le vrai sujet)?
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donc pour l'instant pas tétée.
Pas parce que je reste sur ma position d'arrêter définitivement l'allaitement mais parce que ce matin, les conditions n'étaient pas favorables.
Emile est venu ce matin au réveil pour en réclamer une, je dormais et je voulais encore me reposer un peu, il est reparti jouer dans sa chambre jusqu'à ce que je me lève.
Là il y a eu encore un gros clash, il voulait une galette de riz pour le petit dèj, or il s'est empifré de la moitié d'un paquet hier pendant que je m'occupais des devoirs des grands, il n'en restait donc plus qu'une, Arthur la voulait, Emile aussi, il me semblait plus juste de la donner à Arthur puisqu'Emile en avait mangé hier, sans autorisation, juste conséquence de ses actes d'hier. Emile n'a pas apprécié, il a saisi la galette de riz d'arthur et l'a jeté au sol, laissant une magnifique trace de nutella, je suis allée chercher une éponge pour qu'il nettoie, mais Emile a refusé, toujours dans mon "délire " de désir d'obéissance, je n'ai pas cédé, et nous sommes restés là pendant 2heures! à jouer à celui qui cèderait en premier. Emile s'est roulé par terre, puis c'est calmé refusant toujours de plier, j'en ai profité pour lui expliquer pourquoi son comportement n'était pas compatible avec une vie de famille épanouie, et surtout pourquoi dans ses moments là, je n'avais pas envie de l'allaiter, que l'allaitement était un moment agréable à partager, et que quand j'étais fachée je n'en avait pas du tout envie, et que donc tant qu'il aurait ce genre de comportement il n'aurait pas de tétées, mais que ça n'était pas définitif.
Au bout de 2h, il a fini par prendre l'éponge et a nettoyé la tache de Nutella, puis a continué sa matinée (enfin ce qu'il en restait le plus naturellement du monde.
J'ai perdu toute ma matinée, mais je pense que c'est tout de même du temps gagné pour l'avenir.
2ème petite victoire Matthieu s'est proposé de lui parler, ils ont eu une longue discussion ce midi, je ne sais pas ce qui s'y ait dit mais émile est revenu à table, serein.
voilà où nous en sommes.
La partie n'est pas gagnée mais on avance.
J'ai lu attentivement vos réponses. J'avoue ne pas avoir tout compris, c'est un peu trop compliqué pour moi qui n'est aucune (ou quasi) formation en psychologie. Mais c'est interessant.
Je pense qu'on est pas complètement dans le modèle défini: maman/calin papa/crise, c'est trop simpliste et je dirais même que majoritairement on est plutôt dans l'inverse. Matthieu est un papa très impliqué, il joue beaucoup avec ses enfants, chose que je suis incapable de faire. il s'en occupe beaucoup, autant que son emploi du temps lui permet, il passe deux midi par semaine en tête à tête avec émile.
Alors que moi, je suis plutôt celle qui gère le quotidien, les tâches plus ingrates, qui interdit, qui limite, etc.
Alors bien sûr, il y a ces tétées, puisque c'est de cela qu'il s'agit, mais je refuse de dire qu'émile a un contrôle sur mon corps. en effet, les tétées sont un bonheur partagé comme le sont les calins, même si bien sûr c'est pas tout à fait pareil, mais, je me garde le droit de refuser les tétées à tout moment et de les interrompre quand j'en ressent le désir. Jamais je n'interromps une activité pour donner une tétée. Jamais, je n'allaite si je n'en ai pas envie, et je refuse plus de tétées que je n'en autorise. Seulement, le soir, quand je rentre du boulot, j'avoue que c'est une très agréable manière de se retrouver. C'est maintenant la seule tétée quasi sytématique qu'émile a. Il n'en a pas au réveil car je préfère qu'il dorme un peu plus et qu'il ait un petit dèj solide, il n'en a pas non plus le soir au moment du coucher, c'est un moment où je ne suis pas réceptive. La plupart du temps ça se limite donc au retour de l'école, aux retrouvailles. Là, c'était un peu plus, et c'est peut-être ça qui m'a déplu et a induit ma réaction, c'était sans doute trop, ajouté à certainement une montée d'hormone induite par une plus grande demande.
Alors je ne sais pas ce qu'en dirait freud ou autre. mais je sais que notre fonctionnement n'est pas quelquechose de subit pour moi.
Je sais qu'émile a besoin de limites mieux définies qu'elles ne l'étaient ces derniers temps, j'ai vraiment beaucoup de mal à me remettre de mon virus/grippe, et j'ai je l'avoue beaucoup laisser couler, je n'en avais pas la force, là j'en paye les conséquences. mais ça devrait revenir à la normale rapidement.
Je ne sais pas quand aura lieu la prochaine tétée, peut-être aujourd'hui, peut-être jamais, mais je suis aujourd'hui sereine face à cela. J'ai grâce à vous remis au clair mes attentes face à cet allaitement et surtout face au besoin que j'ai d'assoir à nouveau mon autorité. Si Matthieu est entré dans un conflit physique, c'est aussi pour palier à une déficience de ma part.
Il désire réussir à trouver d'autres solutions alternatives sans pour autant abandonner l'éventualité d'une fessée, qu'il croit éducative, je ne suis pas d'accord mais je ne peux lui imposer mes idées.
Quand le mode éducatif est trop d'un côté ou de l'autre, on en arrive à ce genre d'extrémité, Matthieu et moi avons tendance à fonctionner en alternance, l'un gère, l'autre n'intervient qu'en dernier recours, alors qu'on devrait plutôt fonctionner conjointement.
Arthur(10 ans) joséphine (9 ans), Albert(6ans) et émile (4ans).
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Je me souviens aussi que dans l'allaitement (long, en particulier) se joue la relation particulière que la mère souhaite avoir avec son enfant.
Il ne s'agit pas forcément de le cantonner dans un rôle de bébé. C'est plutôt une question de lien, de fusion partielle, de petit bout de truc privilégié.
Cesser d'allaiter c'est accepter de laisser partir un peu son petit, c'est aussi devoir créer une toute autre relation avec lui.
Je sais que pour Augustin, il m'a fallu 5 mois pour réussir à le sevrer (sevré à 25 mois). 5 mois pour moi être prête à le sevrer. C'est le temps qu'il m'a fallu pour nous projeter dans un autre rapport, pour construire dans ma tête une autre relation, me la figurer, me l'approprier.
(et je me souviens de la même chose avec Inès, sevrée à 20 mois).
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la journée d'hier marque peut-être pour moi le début de cette phase, ces 5 mois qu'il t'a fallu pour apprivoiser le sevrage, jusqu'ici, je n'y avais jamais pensé.
Arthur(10 ans) joséphine (9 ans), Albert(6ans) et émile (4ans).
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D'où l'intérêt du compromis à une tétée par jour.... (qui ne fait pas dépendre la tétée d'une bonne ou mauvaise attitude de l'enfant)
Désolée stef pour le papotage psy, c'était un micro débat dans le débat... Et aussi, tes précisions sur votre fonctionnement familial sont précieuses, vu de loin on pouvait faire une lecture erronée de la situation. En tous cas, si tu as avancé et qu'Emile a retrouvé son sourire, c'est le principal!
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