Isis, à propos des copines dont tu parles ds ton post, j'imagine que ce sont des familles aisées et disposées à s'occuper de l'éducation de leurs enfants - d'ailleurs pour être ds une école internationale...et je ne pense pas que ce soit donné à n'importe quel immigré. Donc pas étonnant que ces enfants arrivent à briller à l'école...il ne s'agit pas d'enfants d'immigrés arrivés ds des conditions déplorables et/ou dont les parents sont obligés de bosser au noir avec des horaires pas possibles, je me trompe ?
Honte de la France
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Ecole normale, publique.
Oui, parents aisés.
Mais pas de cours de soutien ou autre.
Après c'est comme tout, plus que le fric, c'est l'accès à la culture qui permet de s'en sortir plus ou moins facilement.
Des gens éduqués dans leur pays qui recommencent tout à zéro ici, même dans un foyer Sonacotra, auront évidemment de meilleures clés pour aider leurs enfants.
Mais ceux qui n'ont pas pu accéder à la culture, même dans leur pays, offrent à leurs enfants cette chance-là en les élevant en France.
"Le savoir est une arme et je sors toujours armé" disait Malcolm X (il me semble - Ministère Amer aussi mais c'est pas aussi classe). Pour moi, le clé de tout c'est ça. Et grandir en France c'est avoir une chance d'accéder au savoir grâce à l'école.
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Euh, dans mon cas, le petit Chinois vit plutôt dans des conditions précaires.
Il y a aussi la fille de ma baby-sitter, veuve réfugiée politique sri-lankaise. Elles vivent dans 20 m2, la gamine vise Sciences-Po, et elle a raison vues ses notes. Sa mère ne parle que très peu français.
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Oui, ça me fait penser à Meche, l'ancienne nounou d'Inès.
Indienne arrivée du Pérou sans papiers, chambres de bonnes, précarité tout ça. Elle a chopé des papiers, fait venir sa fille et celle-ci fait des études (bon, de merde, mais c'est pas une flèche), est devenue française je crois.
Meche galère, elle est nounou, fait la coiffeuse à l'occasion mais sa fille a devant elle un avenir tranquille, sécure, en tout cas loin de la menace de pauvreté.
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non je ne pense pas que l'école publique puisse être la réponse à tout...les parents doivent jouer un rôle essentiel ds l'intégration.
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Laurence, des exemples, des contre-exemples, on peut en sortir des pages non ? après comment est la réalité ? quel est le niveau scolaire ds les quartiers difficiles, le tx de réussite au bac par exemple, le niveau de formation ?
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On dévisse, là. Dans les "quartiers difficiles", tu veux dire pour les étrangers? Les français depuis plusieurs générations "comme nous"? Les français dont les parents sont étrangers mais ne parlent pas français?.... La réalité... Il n'y a pas "une" réalité. Il n'y a que des gens.
Page précédente je parlais d'une classe non-francophone : c'était près de la gare du nord à Paris, des familles très modestes, des travailleurs parfois clandestins qui ne parlaient pas français. Eh bien les profs aimaient bcp qu'on leurconfie ce groupe car c'était le plus sage du bahut. Et les mômes réussissaient, ravis d'être là (alors que c'était globalement le souk). (J'étais pionne).
La démission des parents et l'échec scolaire n'est pas relatif à la nationalité d'origine.
Honte de la France
Bon allez, je vais au bout de ma pensée, et je lâche le côté Canadien qui me pousse à rester mesurée.
Pour moi, la politique d'immigration, ce sont ces gens, ma famille, ceux qui travaillent pour moi. Je suis le résultat de tout ce brassage, avec à chaque génération, des immigrés, des gens qui ne connaissaient pas la langue, des gens qui se sont barrés, qui ont pris des risques et qui parfois en sont morts, des deux côtés.
Donc je garde au fond de moi l'idée que tout peut s'arrêter demain, mais qu'on peut vivre hors de la Rive Gauche, hors des restaus avec les cartes sans prix pour Madame.
Ces gens-là ne sont pas des statistiques, en effet, et je n'en ai rien à foutre de ces statistiques, parce que chaque gamin qui a une chance de plus est une réussite, ceux qui foirent existent aussi, mais si ça a donné une chance aux autres tant pis.
Et que modestement, ce qui me permet de me sentir complète, c'est de faire quelque chose pour les gens qui ont en besoin à mon échelle, au lieu de chialer "mais je voudrais tant les aider".
Honte de la France
mais attendez là je crois qu'on a complètement dévié, on parlait d'immigration clandestine au départ, et là j'ai l'impression qu'on en est venue à l'immigration tout cours. Parce que là c'est plus du tout la même chose. Bien sûr que le brassage culturel est une chance pour tous, les migrants comme les accueillants. Là où je suis plus réservée c'est que je ne crois pas qu'on puisse acceuillir tout ceux qui veulent venir en france, limiter le nombre est pour moi le seul moyen de pouvoir offrir à chacun le minimum: un travail et un toit, croyez vous vraiment qu'on puisse encore le faire si on ouvre toutes nos frontières sans condition aucune??
tous les exemples que vous nous avez donné sont des gens qui ont eu droit à ce minimum, bien sûr pas une vie de rêve, mais un minimum. Mais tous ceux qui sont restés sur le carreau, sans l'un ni l'autre, ceux là on ferme les yeux! Parce que si on ouvre réellement nos frontières sans restriction, il y en aura partout et à ce moment là on pourra plus fermer les yeux.
Sera t on plus fier alors d'être français? ok on les a accueillis, mais dans quelles conditions?
Arthur(10 ans) joséphine (9 ans), Albert(6ans) et émile (4ans).
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Stef, je ne parle pas d'ouvrir les frontières, mais de ceux qui sont là.
Et étant donné les conditions d'obtention d'un titre de séjour ou du statut de réfugié, ça tient de la loterie. Pourquoi telle famille et pas telle autre, je serai bien en peine de te le dire (et leurs avocats aussi).
Tu arrives en France, tu fais une demande d'asile, qui met un certain temps à être traitée. Elle est acceptée, cool. Elle est refusée, tu dois rentrer dans ton pays. Mais souvent tu ne le fais pas, et commence la vie de clandestin. Parce qu'une vie comme celle là en France te paraît meilleure qu'un retour à la case départ.
Tous ces invisibles travaillent, vivent, s'organisent une vie parallèle à la nôtre. C'est souvent à l'école que les deux mondes se croisent.
Il sont de plus en plus nombreux, ne repartiront pas, alors que faire? Les laisser se faire exploiter ou tenter de les régulariser?
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Sumiko a dit :
On dévisse, là. Dans les "quartiers difficiles", tu veux dire pour les étrangers? Les français depuis plusieurs générations "comme nous"? Les français dont les parents sont étrangers mais ne parlent pas français?.... La réalité... Il n'y a pas "une" réalité. Il n'y a que des gens.
Page précédente je parlais d'une classe non-francophone : c'était près de la gare du nord à Paris, des familles très modestes, des travailleurs parfois clandestins qui ne parlaient pas français. Eh bien les profs aimaient bcp qu'on leurconfie ce groupe car c'était le plus sage du bahut. Et les mômes réussissaient, ravis d'être là (alors que c'était globalement le souk). (J'étais pionne).
Je parlais des quartiers où les gens sont entassés ds des tours, vivent ds des conditions pourries - français ou pas - et je voulais souligner le fait que l'école ne "sauve" pas tout le monde, en réponse à Isis. Et que l'accès à la culture n'est pas suffisant pour réussir l'intégration, que les parents ont un rôle à jouer...voilà pourquoi j'ai dévié du sujet initial où on ne parlait que des clandestins. Donc pas la peine de me sauter au cou merci en soulignant que "la démission des parents et l'échec scolaire n'est pas relatif à la nationalité d'origine", ce n'est pas ce que j'ai dit, mais alors pas du tout !
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nastia a dit :
Bon allez, je vais au bout de ma pensée, et je lâche le côté Canadien qui me pousse à rester mesurée.
Pour moi, la politique d'immigration, ce sont ces gens, ma famille, ceux qui travaillent pour moi. Je suis le résultat de tout ce brassage, avec à chaque génération, des immigrés, des gens qui ne connaissaient pas la langue, des gens qui se sont barrés, qui ont pris des risques et qui parfois en sont morts, des deux côtés.
Donc je garde au fond de moi l'idée que tout peut s'arrêter demain, mais qu'on peut vivre hors de la Rive Gauche, hors des restaus avec les cartes sans prix pour Madame.
Ces gens-là ne sont pas des statistiques, en effet, et je n'en ai rien à foutre de ces statistiques, parce que chaque gamin qui a une chance de plus est une réussite, ceux qui foirent existent aussi, mais si ça a donné une chance aux autres tant pis.
Et que modestement, ce qui me permet de me sentir complète, c'est de faire quelque chose pour les gens qui ont en besoin à mon échelle, au lieu de chialer "mais je voudrais tant les aider".
je ne suis pas d'accord, si une politique d'immigration laisse sur le carreau plus de gens qu'elle n'en intègre, ce n'est pas une bonne politique pour moi.
et ne t'en fais pas je ne chiale pas tous les jours en me demandant ce que je pourrais faire pour sauver toute la misère du monde, c'est sans doute mon côté sans coeur, ouh la vilaine !
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Même réponse, parlons chiffres, et souhaitons que tu restes toujours du bon côté de la barrière, le plus confortable, celui des gens raisonnables, pas celui de ces familles qui quittent tout sur un coup de tête (quelle idée, aussi, de remettre en cause un quotidien dont s'accomodent tant de personnes, pfft).
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ben oui j'espère bien...
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Je crois que politiquement personne ne parviendra à convaincre l'autre du bien-fondé ses positions... mais c'est aussi instructif et sportif de se prendre la tête sur de vrais sujets de fond.
Ce que j'aime chez vous toutes, c'est votre capacité à capacité à vous en mettre plein la tête politiquement tout en restant - relativement - courtoises et en tout cas plutôt respectueuses les unes des autres.
Il n'y a pas de débat politique sans discussions houleuses et sans personnes de bords opposés il n'y aurait pas non plus ces discussions politiques. Et moi je les aime, ces discussions même si parfois ça chauffe.
Alors merci à vous d'aimer ça aussi.
Et de défendre si bien vos idées.
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Pfft, moi qui cherchais une tenue de catch à ma taille..
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kikidubai a dit :
Isis, à propos des copines dont tu parles ds ton post, j'imagine que ce sont des familles aisées et disposées à s'occuper de l'éducation de leurs enfants - d'ailleurs pour être ds une école internationale...et je ne pense pas que ce soit donné à n'importe quel immigré. Donc pas étonnant que ces enfants arrivent à briller à l'école...il ne s'agit pas d'enfants d'immigrés arrivés ds des conditions déplorables et/ou dont les parents sont obligés de bosser au noir avec des horaires pas possibles, je me trompe ?
Kiki, je ne saute au cou de personne. J'essaie juste de comprendre ce que tu veux dire.
J'ai compris (mais certainement me suis-je trompée) que tu doutais des capacités à s'en sortir d'un enfant arrivé dans des conditions déplorables, dans des quartiers difficiles, et avec des parents ne parlant pas français. Comparé à un enfant étranger issu d'une famille aisée. Or, c'est précisément cette logique que je voulais discuter, car:
- On ne peut pas distinguer, dans l'écheveau de difficultés auxquelles sont confrontées les familles vivant là, les problèmes "locaux" des problèmes liés à leur immigration. Par ailleurs l'aspect social et linguistique est une chose, l'aspect affectif en est une autre. Un enfant soutenu et encouragé (pardes parents qui le seraient eux-mêmes, rêvons) n'aura pas forcément plus de difficultés qu'un enfant "de souche" que des parents délaissent.
- Evoquer les "quartiers difficiles" implique forcément de prendre en compte les effets délétères de la politique du gouvernement actuel sur les populations fragiles. Et c'est justement ce que nous demandons, que les plus fragiles soient protégés. Les enfants de clandestins ne sont que les plus fragiles. Nous contestons que leur imposer une langue et des critères d'intégration soit le moyen de les protéger.
- Quand on suppose que ce que la France a à leur offrir n'est pas terrible, on peut songer une seconde aux endroits d'où ils viennent. Ce qui rend immédiatement odieuse la notion d'immigration choisie.
Honte de la France
stefdde a dit :
on parlait d'immigration clandestine au départ, et là j'ai l'impression qu'on en est venue à l'immigration tout cours. Parce que là c'est plus du tout la même chose.Là où je suis plus réservée c'est que je ne crois pas qu'on puisse accueillir tout ceux qui veulent venir en france, limiter le nombre est pour moi le seul moyen de pouvoir offrir à chacun le minimum: un travail et un toit, croyez vous vraiment qu'on puisse encore le faire si on ouvre toutes nos frontières sans condition aucune??
Le problème est que dans un monde totalement libéralisé, où les frontières tombent pour tout sauf pour les humains, vouloir contrôler les flux est vraiment illusoire. Certes, la fameuse phrase "la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde" doit être complétée par "mais elle doit accepter sa part".
Une grande partie de gens qui arrivent sont ceux qui ont le plus de ressources (et pas que monétaires): au Mexique, ceux qui restent sont les vieux et les femmes "encombrées" d'enfants, le reste ils sont partis "de l'autre côté".
La France n'a pas à leur "offrir un toit et un travail" puisque cette place, ce toit, ils vont l'avoir quand même, à force de poigne. Et c'est à ce moment là que la politique d'immigration ne marche plus: on ne leur donne pas de papiers, donc ils sont forcés de rester dans la clandestinité et la précarité, sans aucune possibilité de s'investir ici à long terme puisqu'ils peuvent être virés le lendemain.
et quand on parle d'immigration "choisie", moi ça me gêne car pour être "choisi" il faut avoir la "bonne" couleur, diplôme, langue, etc... et que par exemple, je ne suis pas sur qu'on m'aurait "choisie", moi (enfin si, probablement). et qu'on passe à côté de richesses incroyables. Et que c'est totalement illusoire, et ça côte terriblement cher en souffrances et vies humaines (il suffit de regarder tous ceux qui ne sont pas choisis et qui viennent quand même et qui traversent la mer et qui meurent etcetcetcetc) et je suis sûre que parmi eux, j'aurais pu y être, comme nos parents, nos enfants, nos amis.
Il suffit d'être de l'autre côté de la barrière.
Honte de la France
mais vous ne pensez pas que la solution est ailleurs ? je ne sais pas moi, au lieu de rêver à une politique d'immigration que vous décrivez et qui me semble impossible (pas assez de budget, de moyen, y a qu'à voir l'état du déficit budgétaire aujourd'hui), si on imaginez un changement ou une aide au changement dans les pays sources ?
Sumiko a dit :
- Evoquer les "quartiers difficiles" implique forcément de prendre en compte les effets délétères de la politique du gouvernement actuel sur les populations fragiles.
la politique d'aménagement du territoire en ce qui concerne les quartiers difficiles ne date pas d'aujourd'hui. Le gouvernement actuel ne peut être tenu pour responsable de tous les maux...
Honte de la France
Kiki, une aide au développement est utile, on est d'accord, en plus de la gestion intelligente des gens qui sont déjà chez nous...L'un n'empêche pas l'autre.
Honte de la France
C'est vrai que quand Sarkozy n'était qu'à l'Intérieur, c'était déjà très violent.
Honte de la France
Oui, l'aide au développement (mais en vrai) est l'autre volet, pas que comme ce qui est fait actuellement (il suffit de regarder le % du PIB déstiné au dvp qui est systématiquement minus et moins que ce qui a été accordé par les accords internationaux)
Mais quand tu vois les "aides au retour" que le gouvernement file aux gens pour qu'ils rentrent... ils en ont donné beaucoup aux roms roumains, qui prenaient l'argent et revenaient après (et l'agence chargée de gérer ca le savait). Et ca faisait gonfler les statistiques pour prouver que leur "aide au retour" marchait vraiment. Après, quand la Roumanie a intégrée l'EU, ils ont été sacrément embêtés...
Cette aide marche quand les gens veulent rentrer et ont un vrai projet de retour, mais si les gens sont super installés ici... c'est une vaste blague.
Honte de la France
je suis contre les "aides au retour" dont tu parles qui, à mon avis, sont totalement inutiles (et encore une démarche d'assistanat à court terme qui me hérisse), je parle de VRAI développement ds les pays sources et pas seulement balancer de la poudre aux yeux et accessoirement de l'argent par les fenêtres...
Sumiko, l'aménagement des banlieues avec leurs célèbres barres qui ont fait leur réputation date de bien avant Sarko...
Honte de la France
kikidubai a dit :
Sumiko, l'aménagement des banlieues avec leurs célèbres barres qui ont fait leur réputation date de bien avant Sarko...
Ai-je dit le contraire??
Il est certain que la situation présente procède d'une histoire. Et qu'on trouvera toujours une cause ou un passé aux choses. On peut remonter jusqu'à l'âge de pierre et noter que les choses ont évolué depuis.
Pour ma part, personnellement, et certainement de manière partiale, je parle de l'action du gouvernement actuel et de ses aspects problématiques, injustes, brutaux ou démagogiques.
Ce qui ne veut pas dire que je trouve que tout ce qui a été fait avant est formidable. Ni que je l'estime responsable de tout. Cela ne m'empêche pas de remarquer la cohérence de la politique intérieure de N. Sarkozy depuis qu'il est au pouvoir, et de la trouver délétère.
L'aide au développement existe déjà (là encore un scoop fracassant), et peut aussi être de la poudre aux yeux, ou manquer ses objectifs, comme en Afrique subsaharienne où le PIB par habitant diminue tandis que le montant de l'aide internationale augmente. Evidemment, on ne peut qu'avoir envie de voir ces aides se transformer en un véritable accompagnement (de manière à ce que l'homme africain "entre dans l'Histoire", pour citer Sarkozy-Guaino).
Mais parfois, cette aide est suspendue (comme au Honduras). Ou intervient dans un contexte trop conflictuel pour fructifier (comme en Afghanistan). Ou constitue une ingérence pour un pays ami (comme en Tchétchénie).
C'est quoi pour toi un "vrai développement dans les pays sources?"
Honte de la France
"un vrai développement ds les pays sources"? je ne saurais dire...je ne suis pas une spécialiste, je pense juste à cette piste car tant que la situation de ces pays sera déplorable, on ne pourra pas freiner l'immigration clandestine...je n'ai pas la prétention de donner des solutions à des pbs qui existent depuis bien longtemps (en effet on ne va pas remonter à la nuit des tps mais avoir une vision rétrospective peut aider aussi quant à la recherche de solutions non ?)
Honte de la France
Peut-être une des choses à faire serait d'arrêter de subventionner notre agriculture et d'en aider l'exportation... on l'aide tellement que dans les pays du Sud il est moins cher sur les marchés d'acheter les produits étrangers (du Nord) que les produits locaux.
Honte de la France
http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2009/10/14/tatiana-de-rosnay-rejoint-les-radies-de-la-nation
Ce papier de Rue89 me fait penser à tes galères de passeport, Laurence (enfin à celles de tes filles, puisque c'est exactement la même situation).
Honte de la France
Oui, c'est la même situation que la mienne il y a 15 ans, et celle de mes filles aujourd'hui'. Ca touche plein d'enfants de fonctionnaires, militaires, diplomates, familles cosmopolites qui ont fait un vrai choix en devenant français. On est des milliers depuis 15 ans, et ça se durcit d'année en année!
Honte de la France
Eh bien voilà. Nous y sommes. Une rafle, des gens retenus illégalement contre leur gré par des forces de police, et une expulsion dans la foulée. Dont des mineurs non-expulsables.
(mais tout le monde s'en fout, des roms, c'est moins mignon que Najlae Lhimer - et c'est plus nombreux)
Honte de la France
Mais juste... euh... La Roumanie ne fait pas partie de l'espace Schengen maintenant ? Parce que si c'est le cas, ils ont le droit d'être là, nos amis roms, non ?
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