Oui.... Après dans la séance j'ai bcp parlé de ce que je considère être des abus d'autorité de ma part envers mon fils. On met au jour un double mouvement à l'intérieur de soi. L'acte fondateur de cette analyse a été, mécaniquement et schématiquement, d'exhiber les "forces en présence", les tensions qui me parcourent. Incapacités, doutes, difficultés sont des effets symptômes de ce jeu, et non les caractères d'un être nul.
Mol', on ne parle pas d'analysé mais d'analysant. C'est toi qui fait le job: le psy ne délivre pas une "bonne" parole-soin, il te soutient le plus discrètement possible vers TA parole. C'est une parole qui vient de toi, et de parts de toi que parfois tu ignorais ou avais oublié, qui te fait avancer. Avancer, c'est se libérer de ce que tu as refoulé et qui te tient comme une algue au fond de l'eau.
Moi je suis sur le divan, mais mon analyste parle. Il pose des petites questions, souligne qqch que j'ai dit parfois longtemps avant, met des trucs en rapports et surtout ne laisse jamais passer des lapsus ou des mots particulièrement signifiants comme, moi parlant de mon fils "j'ai trop besoin de lui" (phrase non pensée, non prévue, mais j'en ai pour la semaine....). Mais je pense qu'il s'adapte, en situation de transfert: j'ai manqué de mots de père. D'une certaine façon, il m'en donne, et ça me restructure dans ce qui était branlant de la petite enfance. Quand je parle de lui je dis souvent "il ne m'a pas lâchée", "il me soutient" (je voulais arrêter l'analyse, il s'est débrouillé - y compris financièrement - pour que je continue). Cette bienveillance est fondamentale pour moi.
(cool, je suis en train d'économiser une séance...)